« L’Amour et le déterminisme psychique absolu… ». (50° partie).
23 juin 2010 v
De l’enfer, et des « démons »….
Et puis au point où nous en sommes, pourquoi ne pas crever l’abcès, encore ici, dans « Le Monde 3″ ? Finalement, tout n’est peut-être que malentendus, machance et souffrance. Ah! La « communication »…Il y a des cas, où ça devient une gageure. Ni elle ni moi, ne sommes des « démons ». L’Amour n’en est pas un non plus, c’est l’effet qu’il nous fait, parfois, qui peut avoir des résultats inattendus et que l’on regrette. Que l’on regrette, justement parce que l’on aime vraiment.
Comment un individu qui ne voit pas celle qu’il aime peut-il mentir et être hypocrite pendant un an ? Est-ce humainement possible ? Il s’expose sans arrêt. Il fait comme tous les hommes font : il aime, un point c’est tout. Donc il agit, et ne reste pas les bras croisés, à ne rien faire, et à attendre que tout tombe tout cuit dans ses mains. Ce n’est pas dans sa nature. La nature d’un homme sincèrement amoureux est forcément autodidacte, car, qui peut connaître aussi bien que lui sa propre sensibilité et ses valeurs, bref, son fameux « Monde 2″ ? Donc, il est bien obligé de s’exposer au risque d’être haï, méprisé, trouvé ridicule, ou pire encore, tout simplement jetté aux oubliettes. Un minable ne prendrait jamais de tels risques. Il calculerait et observerait bien, avec toute sa raison, quand la situation lui est le plus favorable. Il serait donc « malin » (c’est le cas de le dire puisqu’on parle du diable, ici, du prétendu « démon »…!). Mais comment savoir si la « situation-vous-est-favorable » si on ne peut ni voir, ni communiquer avec la femme que l’on aime, et qui plus est, vous a dit : « non » ? C’est « favorable » ça ? Il faudrait sans doute écrire une pièce de théatre qui tourne au tragi-comique, mais où il n’y aurait qu’un seul acteur, lequel cumule tous les mauvais rôles.
Résultat ? Et bien c’est encore elle qui finit par en souffrir. Désespérant retournement des choses.
Mais l’enfer c’est aussi les autres, et leur jalousie, surtout envers la personne que vous aimez. Voilà un mauvais « déterminisme ».
Mais la conquête de la femme que l’on aime, ce n’est pas les jeux olympiques, on se fiche de la « performance » et de la « rentabilité ». Sauf sur une chose, quoiqu’il arrive : être reconnu sur sa propre sincérité. Sur ce point, il faut le répéter, quoiqu’il arrive, il ne faut jamais lâcher. Pourquoi ? Si un individu investit si longtemps et dans de telles conditions, sa vie sentimentale, c’est qu’il investit aussi tout ce qu’il est dans le fond de lui-même. Donc nier la sincérité de ses sentiments cela revient presque à le nier en totalité. Quand on est sincère, c’est une chose tout à fait impossible à accepter. Donc, il faut se « battre ». Mais le plus grave problème, c’est que ce « combat », pourrait bien ressembler à une sorte de lutte contre … la femme convoitée! Parce qu’elle semble s’opposer à la reconnaissance de cette sincérité des sentiments. Se battre ? Cela devient stupide, outrecuidant, et sans nul doute egocentrique. Mais celui qui ne ment pas, ne peut pas accepter d’être traité de menteur. Donc, apparaît à ce stade une nouvelle épreuve, qui s’annonce comme la plus difficile et la plus triste de toutes, en apparence, mais en réalité peut-être la plus belle : puiser dans ses ressources, dans ses sentiments, pour que ce maudit « combat », justement, ne soit pas. Juste des explications, avec toute la tendresse et la douceur requise. Donc avec patience et courage, ce qui s’avère finalement moins difficile que prévu.
Et si l’amour ne gagne pas, au moins ce sera la vérité qui gagnera. Et sur ce plan, comme sur l’autre, nous n’avons vraiment rien à craindre.